• La révolution ? Je vote pour.

    Si la révolution tunisienne est un exemple de ce qu'un peuple est capable de produire de positif il n'est pas vain de s'interroger sur ce qu'en creux elle nous dit aussi. Et notamment ce fait que pendant des décennies ce peuple fut aussi capable d'endurer bien des privations, habité qu'il fut par tous les pores de son corps par la peur. Il fallut l'embrasement d'un corps humain pour que s'embrasât la rue enfin déliée jusqu'à la joie de cette obscure peur poisseuse. Une révolte tranquille mais déterminée prit les voies de sa révolution. Et la révolution s'est découvert un nouveau visage, et ses yeux ont démasqué les tyrans. Aura-t-elle, cette révolution, l'intelligence collective de grandir au-delà des peurs plaçant dans la main de chaque Tunisien un destin commun ?

    La peur qui est sous nos cieux est amie de la précarité. Elle engendre le désenchantement et la résignation et ce peuple qu'on dit souverain, qui hante aussi la rue sans que sa voix soit entendue se met à rêver d'abstention, et croyant punir se punit. Et pourtant...  Qu'une révolution est possible, que cela n'est pas un simple mot galvaudé nos frères Tunisiens nous le démontrent sans phrases. Au bout de leur marche le puissant désir d'élire c'est-à-dire de choisir. Bientôt, d'entre leurs doigts affranchis glisseront dans les urnes des bulletins surgis du feu et du sang. Et nous, héritiers de la Révolution française, sommes-nous donc si assurés que se lèvera à nouveau le peuple, pour ne pas voir que déjà  l'isoloir brise l'isolement des êtres et les rassemble en une force capable d'ouvrir un chemin de la révolution, celui de la révolution citoyenne ? À côté de et avec la révolution sociale ?

    Daniel Mérino


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :