• Un nouveau contrat social, une autre répartition des richesses

    Partageons les richessesLa crise frappe durement les classes populaires. Le chômage explose : premières victimes les jeunes, les ouvriers. Pour préserver les profits des actionnaires de nombreuses entreprises, même en bonne santé, licencient, suppriment des missions d'intérim, recourent au chômage partiel. Les droits des chômeurs sont attaqués. Les personnes sans domicile fixe sont toujours victimes de situations inacceptables. Les attaques contre les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi, la protection sociale et les services publics plus que jamais se poursuivent. La qualité de la vie se dégrade.
    Mais dès avant la crise la pauvreté augmentait. Plus de 8 millions de personnes en 2007, soit 13% des Français !

    Le partage inégalitaire des richesses est le résultat de la recherche du profit maximum pour un petit nombre de privilégiés au détriment des revenus du plus grand nombre.

    Alors que les plus riches sont protégés par le désarmement fiscal et  continueront à surconsommer et gaspiller en toute obscénité, la taxe carbone frappera les ménages déjà touchés de plein fouet par la récession et le chômage.

    Le caractère insoutenable des inégalités sociales est exaspéré par la question écologique. On ne résoudra pas l'équation climatique sans réduire drastiquement les inégalités. Le peuple citoyen ne s'impliquera vraiment qu'à la condition d'une nouvelle répartition des revenus, plus juste et égalitaire.

    Finissons-en avec le mode de vie de ces "élites", avec ce système qui exploite la grande majorité des individus et détruit les écosystèmes. La surexploitation du travail a permis la suraccumulation des profits. Entre 1983 et 2008 plus de 195 milliards d'euros ont été chaque année transférés des salaires aux profits. Cela représente près de 7.500 euros par an (plus de 600 euros par mois) perdus par chaque travailleur !

    C'est cette logique qui a conduit au gonflement exorbitant des placements spéculatifs et au surendettement des ménages; deux des causes majeures de la crise actuelle. Cette crise n'est donc pas qu'une crise financière; fondamentalement elle est l'effet inéluctable de la surexploitation.

    De nombreux besoins restent insatisfaits (éducation, santé...), les services publics doivent être développés et la transition vers une société respectueuse des écosystèmes demeure à engager. Des millions d'emplois peuvent être créés pour répondre à l'utilité sociale et à l'intérêt général. Prendre en compte les limites de la planète, c'est opter pour un autre développement. Une réorientation vers des consommations socialement utiles et soutenables du point de vue de l'environnement est nécessaire.

    Les richesses existent, c'est maintenant qu'il faut les redistribuer !

    Une autre répartition des richesses est nécessaire, elle suppose un nouveau contrat social.

    Les moyens financiers existent, les banques et le système financier en savent quelque chose, eux pour qui le gouvernement a dégagé sans délai des dizaines de milliards d'euros. Où sont allés les 650 milliards de profits réalisés en 2007 par les entreprises françaises ? Le paquet fiscal et le bouclier fiscal redistribuent aux riches des dizaines de milliards qui manquent Les riches coûtent cherpour des mesures pour l'emploi. La liquidation des 35 heures, la libéralisation des heures supplémentaires, la perspective de travailler le dimanche et jusqu'à 70 ans, réduisent les possibilités d'embauche. Les suppressions d'emplois dans les services publics, dont l'hôpital public et l'éducation, rétrécissent l'emploi et pénalisent les usagers. La protection sociale (assurance maladie, assurance chômage, retraite...) est réduite et laisse de plus en plus place à des mécanismes assurantiels.

    Ainsi les précaires sont encore plus précarisés et les plus pauvres appauvris; les inégalités s'aggravent.

    Cette crise signe la faillite des politiques libérales menées depuis trois décennies. Il faut donc résolument changer d'orientation politique.

    Voici les réponses de première urgence que la situation exige :

      - instauration immédiate d'un bouclier social,
      - augmentation substantielle du SMIC,
      - augmentation substantielle des pensions et des minima           sociaux,
      - revalorisation générale des bas et moyens salaires,

    Vite un revenu maximum

      - mise en place d'une rémunération maximum légale dont le       montant   ne  peut  pas  dépasser  vingt fois celui du salaire minimum,
     
      - suppression du paquet fiscal qui libèrera 15 milliards d'euros    par an et permettra d'assurer le financement des mesures en faveur du niveau de vie des plus modestes.

    Le bouclier social comporte quatre axes principaux destinés à protéger et faire progresser la qualité de vie de tous :

      - abrogation immédiate des mesures de régression prises par la droite : suppression du bouclier fiscal, des lois de la droite sur les retraites, sur l'assurance maladie, abrogation de la loi de 2008 sur les "droits et devoirs des demandeurs d'emploi";
      - rétablissement sans délai d'un socle de droits minimaux qui      ont été supprimés par la droite : l'abrogation des franchises médicales et le rétablissement de la retraite à taux plein à 60 ans de plein droit.
      - application de mesures de forte augmentation du SMIC, des salaires, pensions et minima sociaux, d'égalité salariale entre hommes et femmes, d'autonomie pour les jeunes.
      - encadrement structurel de la politique salariale, en particulier l'obligation annuelle de négocier la revalorisation des salaires et un encadrement strict de la rémunération des dirigeants d'entreprise.

    Outre ces mesures d'urgence, une réforme structurelle doit être engagée : celle d'une fiscalité qui doit devenir un outil au service de la redistribution des richesses et de l'intérêt général. Une nouvelle fiscalité écologique et sociale incluant la création d'un revenu maximal autorisé, l'abrogatiopn de niches fiscales néfastes pour la planète et l'introduction de taxes écologiques ciblées.

    La lutte contre la fraude et l'évasion fiscale doit être renforcée, tout comme celle contre les paradis fiscaux.

    Un dispositif d'harmonie fiscale et une taxe de type "Tobin", doivent être mis en place à l'échelle de l'Union européenne pour lutter contre la spéculation. Un contrôle sur les mouvements de capitaux pour interdire les mouvements vers les paradis fiscaux et les opérations sur les instruments financiers toxiques inscrits sur une liste noire sera instaurée. A terme, la circulation des capitaux ne doit être autorisée que pour les opérations intervenant en contrepartie d'une opération réelle (échange commercial, investissement direct). Les mouvements de capitaux à court terme pour ces placements financiers doivent être systématiquement réglementés et taxés. toute pratique de secret bancaire qui ferait obstacle à l'application de cette réglementation devra être levée.


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  • Commentaires

    1
    OSLuRwUdEnDOrsBI
    Jeudi 15 Septembre 2011 à 05:05
    Hey, kiellr job on that one you guys!
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