Le double risque est de parler à la place des morts ou de les faire taire. Je vais esquiver ces travers en laissant parler Jaurès lui-même. Mon propos sera lacunaire, mais pas manipulatoire.
.Il y a chez moi une part de subjectivité que j’assume d’autant mieux que ceux qui se prétendent objectifs ne le sont jamais. Personne n’ignore qu’il n’y a pas d’esprit neutre, d’intelligence cristalline qui restitue la lumière sans la déformer.
Au cours des quelques minutes que vous avez aimablement décidé de passer avec moi (et je vous en remercie), je vais vous parler des trois assassinats de Jaurès.
- Le premier est connu, il s’est passé au café du Croissant à Paris, j’en dirai un mot.
- Le deuxième est méconnu et je m’y attarderai donc davantage.
- Le troisième est inconnu, anecdotique peut-être, encore que la folie guerrière est toujours porteuse de douleur. Je vous en parlerai brièvement pour terminer par une touche d’émotion.
