Ce procés concerne tous les citoyens. Le gouvernement entend réprimer pour l'exemple le mouvement social puisque 6 salariés, dont le délégué syndical CGT sont poursuivis arbitrairement pour les dégâts causés lors d'une manifestation où participaient plus de 200 salariés. Une telle responsabilité collective pour l'exemple n'existe pas en République. Il n'existe pas non plus de grandes libertés politiques d'un côté et de petites libertés syndicales d'un autre côté. La liberté est indivisible. Et quand le droit des Conti à s'exprimer et à manifester est nié, c'est la liberté de tous les citoyens qui est bafouée.
Les peines de prison avec sursis qui sont requises contre les Conti sont faites pour intimider tous ceux qui dans le pays contestent la politique du gouvernement et l'autorité des actionnaires. D'autant que dans le même temps, le gouvernement a accordé une amnistie pénale à des milliers de grands fraudeurs fiscaux, alors que le montant du préjudice pour l'État est 1 000 fois plus important que les dégâts pour lesquels sont poursuivis les Conti.