• Une bonne sanction

     Même la discussion parlementaire sur la loi de modernisation agricole a été repoussée en avril ! Elle rejoindra la cohorte des projets gouvernementaux opportunément retardés. Retraites, réforme du marché de l'électricité, restructurations hospitalières, taxe carbone... tout cela est renvoyé en avril, juin ou septembre, en tout cas après les élections régionales. La droite dément ainsi son propre bobard selon lequel elle ne tiendrait aucun compte du résultat des urnes. Si ce calendrier sent la tentation de frapper dur avec un plan d'austérité à la rentrée, il sent aussi la peur du vote à plein nez.

    Même la discussion parlementaire sur la loi de modernisation agricole a été repoussée en avril ! Elle rejoindra la cohorte des projets gouvernementaux opportunément retardés. Retraites, réforme du marché de l'électricité, restructurations hospitalières, taxe carbone... tout cela est renvoyé en avril, juin ou septembre, en tout cas après les élections régionales. La droite dément ainsi son propre bobard selon lequel elle ne tiendrait aucun compte du résultat des urnes. Si ce calendrier sent la tentation de frapper dur avec un plan d'austérité à la rentrée, il sent aussi la peur du vote à plein nez.Il reste quelques jours avant le 14 mars pour le faire savoir. Car pour l'instant, tout est fait pour provoquer l'abstention populaire. Soyons sans naïveté. C'est une stratégie délibérée. Regardez comment chaque semaine accouche de sa pitrerie. D'abord Frèche, puis Soumaré, enfin les larcins de Madelin et Devedjian vieux de 40 ans alors que leurs plus graves méfaits sont bien plus récents voire encore à venir si nous ne les arrêtons pas. Tout ceci installe dans la tête de ceux qui ont le plus intérêt au changement que cette élection ne compte en rien pour eux. Le lent retour au suffrage censitaire ne tombe pas du ciel. Il sert les intérêts des puissants, des installés, de la longue liste de ceux qui craignent de faire les frais de la révolution démocratique dont notre pays a besoin.

    L'abstention amoindrirait la portée du vote. Les alliances de second tour peuvent en changer la signification. Une fusion avec le Modem contribuerait ainsi à transformer une gifle de gauche contre la droite en l'expression d'une simple opposition à Nicolas Sarkozy, aux contours politiques nébuleux et variables selon les régions. En constituant des listes autonomes dans tout le pays, nous avons déjà enrayé la marche du PS vers l'alliance au centre, car ils voulaient l'alliance à gauche au premier tour pour faire passer « l'élargissement » vers le Modem au second. Maintenant il faut finir le travail. Le score du Front de Gauche le 14 sera la clé du 21. Soit nous échouons et ce sera la confusion démocrate si désastreuse pour la gauche. Soit nous arrachons un vote de gauche contre la droite et celle-ci sera KO debout. Alors les énergies considérables pour le changement, comprimées par la crise, finiront par trouver leur chemin.


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